LIVRE XI, CHAP. LXVII. 249
nait plus naturel et plus facile à arranger avecelle. Mais en calculant de la sorte, le directoireoubliait que Pitt voulait bien moins l’endre laBelgique à l’Empereur, que la refuser à la France .
Au reste, Clarke était à peine arrivé en Italie ,que déjà l’ambassadeur anglais près la cour deVienne proposait à Thugut , de confier à Mal-mesbury le soin de stipuler collectivement pourles deux puissances. Bien que ces insinuations nefussent pas de nature à plaire à un cabinet aussijaloux de sa dignité, elles lui firent néanmoinsjuger que l’Empereur traiterait plus avantageu-sement de concert avec ses alliés, qu’en ouvrantune négociation particulière. Aussi, se garda-t-ild’admettre le général républicain. Malmesbury ,de son côté, n’en insista que plus vivement surla restitution des Pays-Bas.
Le terme moyen entre des prétentions aussi Brmcjueexagérées, était très - difficile à trouver; et la négociationsnégociation, entravée dès les premières confé-rences, ayant traîné quelques semaines, futrompue par l’injonction faite le 19 décembre àMalmesbury de quitter Paris en 48 heures; cettemanière d’agir en diplomatie, laissa l’Europe dans l’embarras de prononcer quel parti avaitmontré le moins de bonne foi.
L’espoir que le directoire fondait sur l’expédi- Hoche avaitùon d’Irlande , contribua à cette brusque notifi- à^voile.cation, car Hoche eut l’ordre de mettre à la