LIVRE XI, CIIAP. LXVIII.
postes ; et les conditions de l’armistice n’offraientpas moins de difficultés. Bonaparte fit sentir aunégociateur français que tous les avantages se-raient du côté des Autrichiens, si on leur per-mettait la moindre communication avec Man-tou e, dont la famine assurait la prochaine red-dition. Ceux-ci, au contraire, insistèrent pourqueda garnison lut alimentée pendant la duréede la suspension d’armes. On ne put tomberd’accord. St.-Vincent, négociateur sans pouvoirs,retourna donc à Vienne soumettre les propo-sitions de la France ; et son cabinet renvoyaClarke, pour la forme, au ministre in^iérial prèsla cour de Turin . Dès-lors, il fallut songer, d’unepart à se maintenir jusqu’à l’arrivée des renfortsdans la position où I on se trouvait ; et de l’autre,à redoubler d’énergie et d’activité pour sauverWurmser.
Les tentatives réitérées de l’Autriche pour at-teindre ce but, avaieut été appuyées, comme oula vu, par des manoeuvres diplomatiques ten-dant à' exciter les gouverneinens italiens dontj les intérêts . étaient menacés; on ne négligea! rien pour les déterminer à faire une levée deboucliers sur les derrières des Français . La courde Rome était sur le point de se déclarer ouver-tement, de rallier à sa cause toutes les hainesindividuelles, et d'allumer ainsi l’incendie maléteint en Lombardie .
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