Positionsde Vannéefrançaise.
262 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
quitta le congrès cispadan , et renonçant à sesprojets sur Trieste (1), retourna en toute hâte à"Vérone , afin d’être en mesure de profiter delàpremière faute qui échapperait à son adversaire.Le corps nombreux qui s’était jeté dans Man-toue, les obstacles qu’offrait le Tyro!, où ileût fallu s’engager, ne permettant pas d’atta-quer les armées de secours et de les repousserau cœur de la monarchie autrichienne, il im-portait de laisser à l'ennemi le temps de dessinerses projets, afin de rassembler ses forces et dele combattre avec avantage.
Depuis la bataille d’Arcole, l'armée gardait àpeu près les mêmes positions : 10 mille hommesformaient'ie blocus de Mantoue ; et 3 o milleétaient en observation. Si de légers changemensavaient eu lieu dans l’intérieur des divisions,l’ensemble restait néanmoins . le même, ainsiqu’on le voit par l’état de situation ci-joint.
Les revers multipliés essuyés par Vaubois,déterminèrent Bonaparte à donner à sa division
(f) Le désir de procurer des ressources à son armée, et plusencor*, l’espoir d’obtenir des renforts du directoire, lui avaientsans cloute suggéré l’idée de cette expédition ; car, dès que le gou-vernement’iVut approuvée, on le trouva peu disposé a y donnersuite, il mandait, dès le mois de novembre, au directoire , qu’iln’avait pu prévoir la rapidité avec laquelle l’Autriche organisait unequatrième armée, et. qu’il fallait renoncer à marcher sui Trieste ,aussi bien que sur Naples .
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