LIVRE XI, CITAP. LXVIII. 267
On a déjà vu au chapitre 61 , qu’il n’y a cpie troismoyens de déboucher du Tyrol en Italie , par lavallée de l’Adige . Le premier, en longeant larive gauche de ce fleuve sur la grande route deTrente, pour forcer la Chiusa et Vérone ; le se-coud, en emportant ce premier poste, puis ve-nant jeter des ponts entre Polo et Pescanlina,afin d'éluder Vérone ; le troisième, enfin, enattaquant le Montebaldo , et suivant le chemind’Incanale sur la rive droite de l’Adige , pour dé-boucher sur le plateau de Piivoli.
Alvinzi adopta le dernier de ces moyens,comme le moins chanceux, et fit ses disposi-tions en conséquence. 11 paraît qu’il avait con-naissance du départ de Bonaparte pour Bo-logne; mais en supposant même le contraire, ilest certain qu’il crut lui donner le change, enfaisant faire par Provera et Ëayalitsch les démon-strations dont nous venons de rendre compte, ilse flattait de n’avoir que la division Joubert à com-battre; on ne tardera pas à s’apercevoir de l’er-reur de son calcul, et comment les dispositionsqu'il prit pour l’envelopper occasionnèrent sapropre défaite.
L’armée autrichienne réunie sur le Haut-Adige ,fut divisée en six colonnes, composées ainsi qu’ilest indiqué au tableau ci-annexé. L’attaque étantfixée au 12 janvier, la première colonne à droite ,commandée par le général Lusignan, devait
Mesures
d’Alviuzi
pour
accabler
Joubert.