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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
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UVllF. XI, CHAR. I/XVIII. 2^1

qu'elle sur Rivoli, afin d'y réunir les cinq co-lonnes; car c’était le seul point de concentrationqu’on pût leur assigner. Mais une telle résolutionétait contraire au système favori des Autrichiens,qui visaient toujours à envelopper l'ennemi,comme si, sûrs de la victoire , ils n’eussent pasvoulu qu’un seul homme leur échappât. Alvinzise horua donc à faire suivre avec lenteur Jou-bert, par les 2 e et 3 e colonnes.

Eu jetant un coup-d’oeil sur le plan de labataille, ou verra bientôt que les deux pointsdécisifs de l’opération étaient le ravin par le-quel on monte sur le plateau de Rivoli en lon-geant l’Adige, et la chapelle deSan-Mareo, bâtiesur la crête du mont Magnone. C’est par le ravin,creusé près d’Üsteria délia Dngana, que Ocskayet Quasdanowich devaient déboucher : les hau-teurs de la chapelle séparaient la grosse colonneautrichienne, la cavalerie et tout Je train d’artil-lerie, des trois autres. Si Alvinzi avait pousséassez vivement pour s’emparer des hauteurs deSan-Marco le i3 janvier, et qu’il eût’réuni là sestrois corps de gauche pour attaquer Rivoli le j 4au matin avec deux fortes colonnes seulement ,la victoire se fût déclarée pour lui; car il estdouteux que Joubert eût pu tenir tête à 25 millehommes avant que Masséna et Rey arrivassent àson secours. Mais les colonnes de Liplay et deKoblos, ne se sentant peut-être pas assez sou-