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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
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280 histoire des guerres de la révolution.dra gons d’état-major et un bataillon de Gem-mingeu étaient les seules troupes qui eussentpris pied sur le plateau , et le reste se trouvaitencore massé dans le défilé, quand la tête delàcolonne se vit assaillie de toutes parts. L'infaute-rie légère de Joubertl’attaque sur son liane droit;la cavalerie conduite par Berthier la charge defront, et la 39 e menace sa gauche. Joubert ayantson cheval tué sous lui, n’eu devient que plusterrible; il s’élance à la tête de ses grenadiers,un fusil à la main., et sème l'épouvante dans lesrangs autrichiens , déjà ébranlés par une chargede la cavalerie de Leclerc. Cette tète de colonne,ainsi pressée, est culbutée dans le défilé, où ledésordre devient d’autant plus grand que l'artil-lerie et presque toute la cavalerie s’y trouvaientencombrées, et que la route, quoique assez belle,est fort resserrée; l’explosion de quelques cais-sons y augmente reucombrernent et l’effroi.Dès-lors le sort de la bataille paraît fixé d’unemanière irrévocable, et le plan concentriqued’Âlvinzi est entièrement renversé (1).

(x) Un mouvement concentrique vaut mieux sons doute que desopérations où les colonnes doivent agir séparément; mais, exécutédevant une armée ennemie déjà rassemblée et occupant une posi-tion plus resserrée, il est alors décousu et devient une faute. Lesmasses centrales déjoueront toujours, à forces égales , toutes lesopérations concentriques ; à moins que celles-ci ne soient exécutées

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