Guyeuxest forcéà la retraite
288 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,vrais motifs de ees délais. Si le général autrichiencrut devoir attendre la coopération de l’arméed’Alvinzi, il faut convenir qu’il calcula mal sontemps; car il démasqua un mouvement qui au-rait dû rester caché aux Français . La faute se-rait encore moins excusable, si, comme on l'aprétendu, ce fut manque d'embarcaiions; puis-qu’on avait eu plusieurs semaines pour les ras-sembler, qu’il y avait à l’année des équipagesde ponts, et que le succès de 1 opération dé-pendait entièrement de la justesse des mesuresprises à l’avance pour effectuer le passage del’Adige.
Enfin, le i3 au soir, Provera se mit en devoirde le tenter vers Anghiari . Persuadé qu’il impor-tait de donner le change aux Français , il profitad’une digue pour jeter quelques bateaux à ISice-sola ; envoya en même temps, un parti a Bo-navigo, observer le détachement qui occupaitRonco, puis dirigea le comte de Hohenzollern surLegnago : un troisième détachement, débarquésur la rive- droite, s’empara d'Anghiari , dont lapossession protégea la construction du pont,auquel on travailla aussitôt.
Le généra! Guyeux accouru sur les entrefaitesau soutien de ses postes , avec 12 à 1 ,5oo hommes,après avoir mis quelques obstacles à l’achève-ment du pont, se vit obligé de céder au nombre.Provera , débarrassé du seul ennemi qu’il eut en
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