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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
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LIVRE XI, CHAP. LXVIII.

agi

de Dugua, avec toutes les troupes de Massénaet de Victor. Il recommanda à Serrurier de jeterdes vivres à St.-Georges pour 48 heures, et deprescrire à Miollis de s’y maintenir avec fermeté;enfin, après avoir chargé Augereau et Guyeuxde suivre l’ennemi en queue et sur le liane droitpour que rien ne pût échapper, il se rendit àRoverbella sans prendre une minute de repos.

Provera arriva le i 5 janvier à midi devant St.- Le généralGeorges. Miollis occupait avec 1,200 hommes ce

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sur lacitadelle.

faubourg, aussi bien retranché du côté de la villeque du côté de la campagne; après avoir vaine-

ment sommé le commandant, et essuyé unevolée de coups de canon qui lui ôta tout espoirde le forcer, le général autrichien se décida àporter ses pas du côté delà citadelle (1 ). Il seflattait d’autant plus d’y réussir, qu’il était par-venu dans la journée à s’entendre avec Wurmser,et à combiner avec lui une attaque sur la Favo-rite et la Montada, où il ne s’attendait guère àrencontrer les troupes qui avaient vaincu la veilleà Rivoli . Il traversa dans la soirée la Fossa-Ma«ua,qui coule entre les routes de Vérone et de Le-guago, et s’approcha de la Favorite.

Mais Bonaparte avait pourvu à tout. Victor,

(1) Voyez la planche XXtV ; quoique les mouvemens tracéssoient ceux du combat de St.-Georges , elle servira, pour le terraindu moins, à rendre la défaite de Provera plus intelligible.