3o8 HISTOIRE DES GUERRES DE LA. RÉVOLUTION,lombarde enlevaient les batteries. L’instant duchoc fut celui de la déroute : les troupes du Papeculbutées et poursuivies surFaenza en fermèrentles portes dans l’intention de s’y défendre ; quel-ques coups de canon suffirent pour les enfoncer,et la colonne républicaine pénétra dans la villeau pas de charge. Le chef de brigade Junot, àla tête du 7 e de hussards, courut deux heuresentières après la cavalerie romaine sans pouvoirl’atteindre. Ce début valut aux Français quelquescentaines de prisonniers , il\ pièces de canon et8 drapeaux. Les troupes du Pape laissèrent en'outre 4 à 5oo hommes sur le champ de bataille;de ce nombre furent plusieurs moines qui en-courageaient , un crucifix à la main, les défen-seurs du Saint-Siège .
Conduite Convaincu que dans une expédition de cette
politique eS pèce, la modération et la discipline produi-
du general 11
français , raient autant d’elfet que la terreur de ses armes,Bonaparte sauva Faenza du pillage , se fit amenerenviron 5o officiers prisonniers et les renvoyadans leurs foyers avec des paroles de paix. Ilmanda aussi les moines et les prêtres, les exhortaà ramener le calme, en chargea plusieurs d’allerpréparer les esprits à Ravenne et à Césène, oùl’armée française devait incessamment passer.Enfin, non content de rassurer les prêtres fran-çais réfugiés en assez grand nombre dans les étatsde l’Eglise, il les autorisa à conserver leur do-