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Tome douzième. Campagne de 1799. - Deuxième période.
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336 PIÈCES JUSTIFICATIVES.

Quant à larmistice , nous pensons toujours que, silne pouvait être que île courte durée, il nous serait dés-avantageux, sans la possession de Mantoue . La dé-tresse doit se trouver enfin cette place, et la crainteque témoigne le général Alvinzi de ne pouvoir la se-courir, nous offrent des chances favorables pour at-tendre la reddition.

Il est vrai que le fort de Kehl est dans une situationfâcheuse, et à la veille de nous être enlevé ; mais leprince Charles ayant refusé daccepter un armistice surle Rhin , basé sur le statu quo , il est à croire quilpoursuivra son siège avec opiniâtreté. Toutes ces con-sidérations ajoutent un nouveau poids à lopinion dugénéral en chef contre une suspension darmes, qui nenous serait daucun avantage sur le Rhin , puisque lesort de Kehl sera décidé vraisemblablement avant qu'ony puisse profiter de ses conditions, et qui nous seraitmeste en Italie si Mantoue nétait pas en notre pou-oir.

A légard du Pape, il ne peut être compris dans lar-mistice, quautant quil exécutera sur-le-champ lesconditions de celui qui a été conclu particulièrementavec lui, avec des dédommagemens convenables; maissou obstination, si elle se prolonge encore, nous of-frira loccasion de nous dédommager nous-mêmes parla force des armes dans létat de lEglise, des effets desa mauvaise foi.

Les secours puissans que nous faisons passer en Ita­ lie , doivent être aussi pris en considération dans labalance de nos droits.et de nos intérêts avec ceux delEmpereur.