338 PIÈCES JUSTIFICATIVES,
tion française , ou de la pure démocratie. Je comprimele premier, je soutiens le second, et je modère le troi-sième.
Je soutiens le second et je modère le troisième; parceque le parti des seconds est celui des riches proprié-taires et des prêtres , qu’il est essentiel de rallier autourdu parti français .
Le dernier parti est composé de jeunes gens, d’écri-vains , et d’hommes qui, comme en France et dans tousles pays, ne changent de gouvernement, n’aiment laliberté, que pour faire une révolution.
Les Allemands et le Pape réunissent leur crédit pourinsurger les Apennins ; leurs efforts sont inutiles : unepartie delà Grafignana s’était cependant révoltée, ainsique la ville de Carrara. J’ai envoyé une petite colonnemobile pour mettre ces gens-là à la raison , et faire desexemples terribles, qui apprennent à ces montagnardsà ne pas jouer avec nous. La révolte des Apennins , sielle éclatait au moment où nous aurions affaire à l’en-nemi, nous donnerait beaucoup d’embarras. Ces mon-tagnes s’étendant jusqu’à Tortone , les habitans pour-raient gêner les communications : aussi, j’y ai perpé-tuellement les yeux.
Dans ce moment-ci, les républiques cispadanes sontréunies dans un congrès qu’elles tiennent à Reggio .
FIN DU TOME NEUVIEME DES GUERRES DE LARÉVOLUTION.