LIVRE XVII, CHAP. CV. 33
l’entrée de la Manche une escadre de six vais -seaux anglais . Malgré la déclaration du capitaineKrabbe, que le convoi ne portait point de contre-bande , et sur le refus qu’il fit de consentir à lavisite des bâtimens qui le composaient, il futattaqué par quatre frégates, et bientôt contraint,par la supériorité du feu, d’amener son pavillonaprès la plus honorable résistance. Les Anglais s’emparèrent de la Freja et du convoi, dontla visite confirma la déclaration du capitaineKrabbe; ils conduisirent ensuite en triompheaux dunes, ces trophées d’une odieuse et facilevictoire.
En recevant la nouvelle de cet attentat, le Discussion20 juillet, le ministre de Danemack à Londres Jt . ce ® u i. et -
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adressa les plaintes les plus vives au cabinet armée debritannique : il demanda en termes énergiques Withworihla réparation d’une agression si violente, qui ne a iǰ P g n *pourrait, disait-il, qu’avoir des conséquencestrès-funestes, s’il était possible de présumer queles instructions du gouvernement anglais eus-sent autorisé des extrémités si contraires à l’a-mitié qui régnait entre les deux cours. Il sollicitaen même temps la mise en liberté de la Freyaet de son convoi. Mais les projets de l’Angleterreétaient mûrs pour leur exécution. Le ministèren’eut garde d’abandonner au ressentiment lé-gitime du gouvernement danois, des officiers quin’étaient coupables que d’avoir fidèlement suivi17. 3