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leurs instructions. Prenant à son tour le tond’accusateur, lord Grenville dans sa réponse,témoigna son étonnement de voir demander sa-tisfaction à ceux-là même qui, selon lui, avaientdroit de l’exiger. Il se plaignit des infractions duDanemarck aux devoirs de la neutralité , surlesquelles jusqu’alors le gouvernement britan-nique avait bien voulu fermer les yeux. Mais ,ajoutait-il, l’agression ouverte et délibéxée qu’ilvient d’essuyer ne saurait être regardée avec lamême indifférence. La vie de ses braves marinsa été sacrifiée , l’honneur de son pavillon insultépresqu’à la vue de ses propres côtes; et l’onveut justifier ces procédés en mettant en discus-sion des droits incontestables, qui sont fondéssur les principes les plus clairs, et dont l’exer-cice est nécessaire au maintien des intérêts lesplus chers de son empire.
Ainsi le miuistère anglais ne voyait plus depéril dans la franchise. Si le droit du plus fortformait la base de sa législation, on ne- sauraitcontester la validité des argumens qu’il avançait.Mais si les principes admis durant plusieurs siè-cles comme pierre fondamentale du droit pu-blic, devaient être respectés, il faut convenirque jamais prétention ne fut plus injuste etplus déplacée. Ce cabinet fut conséquent à desmaximes si clairement proclamées , en refusantsatisfaction au ministre danois sur les deux pointscontenus en sa demande. 11 rompit brusquement