LIVftE XVII, C11AP. CV. 53
raiet' Consul à l’empereur d’Allemagne el au roid’Angleterre, leur exprimèrent, sans faiblesse,mais sans détour, le vœu des Français et celuide l'humanité. Ce vœu fut repoussé par les mi-nistres de l’Autriche et de la Grande-Brelague.
» Les Français virent dans la démarche deleur premier magistrat, le désir sincère de lapaix ; ils s’indignèrent contre l’ennemi qui la re-poussait, et sentirent qu’ils ne devaient plus l’at-tendre que de leurs efforts et de leur courage.
» Les orateurs du gouvernement ayant exposéensuite l'heureuse pacification de l’Ouest et duMidi, font en ces termes l’apologie du systèmequ’il avait adopté pour le choix de ses employéset de ses ageus.
» Dans toute la république, il existe encorequelques hommes qui regrettent le passé , quel-ques consciences faibles qu’un reste de fanatismetourmente ; mais chaque jour les regrets dimi-nuent, le fanatisme s’amortit et les sentirnens serapprochent. Fouloir que l’homme désavoueavec éclat aujourd’hui ce qu’il professait hier ,qu’il baise sans murmurer le joug des lois qu’ilbravait tout à l’heure , ce n’est point de l’auto-rité , c’est de la tyrannie. Laissons au tempsachever son ouvrage. Le temps seul mûrit les ins-titutions. Ce n’est qu’en vieillissant qu’elles par-viennent à obtenir un respect absolu.
Réunionet oubli.