52 II1 ST 01R F. DES GUERRES DE LA. RÉVOLUTION.
« L’on se rappelle quelle était, à la lin del’année pi'écédenle, la situation de la république.Les événemens du 18 brumaire avaient relevéles courages ; mais les esprits flottaient toujoursdans l’incertitude. Les départemens de l’Ouestétaient en proie à la guerre civile. Partout desadministrations faibles, incertaines, sans unitéde principes , sans uniformité de mesures ; pointd’énergie dans le commandement , point deponctualité dans l’exécution ; une police impuis-sante; des tribunaux sans activité; le désordredans les caisses publiques ; des réquisitions quifatiguaient les citoyens et dévoraient nos reve-nus; le commerce et les manufactures dans lastagnation; les armées de l’Autriche du hautdes Apennins et des Alpes, menaçant la Ligurie et la France ; les pavillons neutres bannis detoutes les mers par la terreur de nos lois ; l’Amé-rique , qui nous devait son indépendance, ar-mée contre la nôtre; l’Espagne, la Batavie ,l’Helvétie, la Ligurie , toujours fidèles à notrealliance, mais attendant avec une douloureuseinquiétude, ce que l’avenir prononcerait surnotre sort et sur le leur.
Dc-marclies » Ce fut dans ces circonstances et sous ces
pour la pais. auS pi ces? q ue commença l’an 8. La paix était lepremier besoin et le vœu le plus ardent de lanation ; la paix fut aussi la première pensée dugouvernement. Deux lettres écrites par le pre-