LIVRE XVII, CITAP. CVI. 69
teresse , et à une trop grande distance des deuxannées qu’on était appelé à seconder, pour enattendre aucun appui.
Macdonald iueea indispensable de représenter n envoie
_ , f i • Mathieu
au Gonsul tous les malheurs qu il redoutait, et Dumaslui dépêcha à cet effet le général Mathieu Dumas,son chef d’état-major. Personne, mieux que lui,ne pouvait remplir cette mission délicate etimportante; le Tite-Live français était capablede bien saisir les vues du chef de l’Etat, et derevenir ensuite contribuer à leur exécution.
11 rendit un compte exact de la situation oùl’armée des Grisons allait se trouver à la reprisedes hostilités. Bien qu’il ne lui restât que 10mille hommes , c’en était assez pour mourirde faim dans ce pays pauvre et épuisé; il ne luiparaissait pas moins impossible de former lamoindre entreprise contre l’ennemi, à la têtedes vallées de l’inu et de l’Àdige , que de sejeter en Italie, dont les glaciers du Rhin fer-maient l’accès. Enfin, il sollicita des renfortspromis, des secours indispensables, et de nou-veaux ordres sur la double coopération qui luiétait imposée.
Bonaparte, après avoir écouté attentivement Bonaparte l’exposé de cet officier, l’interrogea sur la force l sô„présumée et les positions du corps du général lal,le l )10 l et -Hiller du côté de l’Allemagne , et des divisionsLaudou, Dédowich et Wukassowich, qui cou-