70 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION,vraient l’Italie . Embrassant ensuite d’un coup-d’oeil cette masse des grandes Alpes entre le Rhin et l’Adige , le Consul analisa les differentes hypo-thèses que ce vaste théâtre présentait à ses com-binaisons , puis il ajouta : « Nous enlèverons ,sans combattre, cette immense forteresse duo) Tyrol; il faut manoeuvrer sur les flancs des33 Autrichiens, menacer leur dernier point de3) retraite; ils évacueront sur-le-champ toutes les33 hautes vallées. Je ne changerai rien à mes dis-3> positions : retournez promptement, je vais» rompre l’armistice; dites à Macdonald qu’une33 armée passe toujours et en toute saison, partout33 ou deux hommes peuvent poser le pied. Il faut3 > que , quinze jours après la reprise des hosti-3> lités , l’armée des Grisous se trouve aux sour-33 ces de l’Adda, del’Oglio et de l’Adige ; qu’elled ait tiré des coups de fusil sur le Mont-Tonal,33 qui les sépare; enfin qu’arrivant à Trente ,33 elle forme la gauche de l’armée d’Italie , et raa-33 noeuvre de concert avec elle sur les derrières33 de Bellegarde. Je saurai porter à temps des)> renforts où ils seront nécessaires : ce n’est pas3 > sur la force numérique d’une armée, mais33 bien sur le but et l’importance de l’opération,x> que je mesure celle du commandement. 33Pendant que Bonaparte méditait ainsi lesmoyens de dicter la paix à l’Autriche , celle-ci nerestait pas inactive. L’apparition de l’Empereur
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