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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XVII, CHAP. CVI. 7 1

à son armée de l’inn, n’avait rempli que bienimparfaitement le but que ce prince s’était pro-posé. Des revues insignifiantes, et quelques dé-placemens de généraux , en avaient été l’uniquerésultat. A quoi servait en effet d’éloigner ducommandement, des officiers éprouvés, poury substituer des hommes qui n’avaient acquisencore aucun titre à la confiance des troupes?Le chef que réclamaient également et l’armée etla voix publique, était l’archiduc Charles, quede basses jalousies tenaient éloigné du comman-dement. Le conseil aulique, sentant la nécessitéde ménager l’opinion , tout en donnant des gagesde ses dispositions pacifiques, lui avait conférélelitre pompeux de généralissime , et l’Impératricevenait de lui envoyer un casque d’une richessequi contrastait autant avec la simplicité de ceprince, qu’avec ses vertus militaires. Mais ons’en tint là, le vainqueur de Stockach resta con-finé à Prague , et son frère l’archiduc Jean eutla tâche difficile de sauver l’Empire.

Ce jeune prince, quoique très-instruit, n’a-vait pas la même expérience des combats queKray, et ne le surpassait certes, ni en énergieni en courage. Le général Chasteler, qui avaitéchangé la direction de l’état-major contre uncommandement en Tyrol, ne voyait dans legénéral Lauer, qu’un successeur capable de lefaire regretter. A la vérité le colonel Weyro-