LIVRE XVII, CH AP. CVI. 83
sait d’une division hollandaise, commandée parDumonceau , et de deux faibles divisions fran-çaises sous Duhesme et Barbou; le tout ne comp-tant pas plus de 16 à i 3 mille hommes. 11 étaitpossible qu’elle eût affaire à toutes les forces del’électeur de Bavière et des généraux Simbscheuet Klénau, ou bien il pouvait arriver aussi quecelles-ci fussent dirigées contre Moreau, etqu’Augereau ne trouvât devant lui que de faiblesdétacbemens. Dans l’un et l’autre cas, il conve-nait que l’armée gallo-batave se rapprochât dela rive gauche du Danube , non-seulement pourpriver l’ennemi de l’avantage de manoeuvrer al-ternativement contre elle et contre Moreau,mais encore pour relever la gauche de ce der-nier, et lui permettre de réunir ses forces lors-qu’il s’agirait de porter les grands coups.
Augereau ayant dénoncé l’armistice quatrejours plus tôt que ses collègues , se mit donc le £premier en mouvement; il avait à franchir laforêt de Spessart, à occuper Wurtzbourg , et àgagner par Nuremberg la position deRatisbonne,avant de se trouver en ligne avec Moreau. Cettemarche, à peu près semblable à celle de Jourdanen 1796, différait néanmoins en plusieurs pointsessentiels. Dans cette première occasion, elleétait exécutée par une armée entière, sur la réu-nion de laquelle reposait tout le succès de lacampagne : en 1800 , au contraire, elle n’était
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L’armée*[alio-batave’avance surWurlz-bourg.