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84 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
qu’un accessoire; car 100 mille Français massésentre le Danube et le Tyrol, pouvaient agir in-dépendamment d’elle , et ce n’était, à bien par-ler, qu’une forte division de flanqueurs de l’ar-mée du Rhin. On ne formait donc point une ligned’opérations double, dont chaque partie , indé-pendante dans la direction générale, eût éténéanmoins subordonnée aux succès de l’autre;ainsi le principe fondamental de la guerre ne futpoint violé comme en 1796.
Le général Augereau n’éprouva qu’une faiblerésistance dans ses premiers pas offensifs, bienque les corps de Simbschen, de Szeukeresty etd’Albini fussent à peu près de force à luttercontre lui. A la vérité le dernier, pour en impo-ser à son avant-garde et se procurer à lui-mêmeplus de sécurité pour ses positions, fit attaquerle 24 novembre le pont d’Aschaffenbourg ; maisses troupes, vigoureusement chargées par leshussards bataves, se replièrent sur Fulde.
L’armée ayant levé ses cantonnemens , lesdeux divisions françaises vinrent passer le Maynà Trifïenstein, et se dirigèrent sur Schweinfurth.Dumonceau conduisit les Bataves à Wurtzbourg ,le général autrichien qui y commandait remit laville par convention, et se réfugia dans le fortqui fut aussitôt investi.
Duhesme et Barbou, maîtres de Schweinfurth,s’étant portés surCloster et Bourg-Ebrach, ren-