to8 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,,l’état où il devait supposer les forces ennemies.Malgré la sanglante catastrophe que l’arméeautrichienne venait d’essuyer, la ligne de l’Inuoffrait de si grands avantages, qu’on pouvaits’attendre à ce qu’elle y tiendrait encore long-temps. Elle en fit effectivement le simulacre ; ladivision Kienmayer prit la tâche de défendreBraunau , Mühldorf et Kraybourg; les débris ducorps de Kollowrath furent placés sur l’Alzbachpour observer la rive droite du Bas-luu ; l’avant-garde du général Loppert fut dissoute et réunieà ce corps de réserve ; la brigade Meczeri dûtrester à la rive gauche de î’Inn vers Braunau . Ladivision Baillet prit poste à Ondingen entre Was-serbourg et Altenmarckt; celle de Riesch s’éta-blit à IlartmanshofF, à cheval sur la roule deRosenheim à Séebruck. Le corps de Coudé de-meura dispersé en observation depuis Kufsteiuà Wasserbourg.
Ces dispositions annonçaient autant le pro-jet de continuer la retraite sur Salzbourg , quede défendre avec vigueur le passage de l’Inn.
Dans le fait, toute ligne de 40 lieues de déve-loppement, quelle que soit la difficulté du ter-rain, est d’une défense pénible, par l’incertitudequi règne sur le point où l’ennemi portera sesefforts. Celle de l’Inn forme de Miihldorf jus-qu’à Passau , un grand rentrant qui permet-tait aux Français de manoeuvrer par leur gau-