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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XVII, CHAP. CVI. 1 07

masses fut sagement calculé , et que la for-tune le servit à souhait. On a beaucoup exagéréla part que le hasard eut aux succès de Bona-parte ; mais si l’on en excepte la journée de Ma-rengo, il ne fut jamais mieux servi par le destinque Moreau à Hohenlinden . On eût dit quetout ce qui se passait dans l’armée ennemie,fût combiné pour lui assurer une victoire écla-tante. La direction des colonnes impériales, lechangement inopiné de leur plan d'opération,le défaut de réflexion de Lauer et de Wey-rother, qui oublièrent que le centre ayantune superbe route, déboucherait bien avant lereste de l’armée , furent autant de causes de cesuccès ; et Moreau qui ignorait ces circonstan-ces, ne put rien prévoir dans ses calculs pouren profiler. Si ce centre avait marché moins vite,ou si Riesch avec l’aile gauche était arrivé, selonla disposition autrichienne , une demi - heureplus tôt à St.-Ch’ristophe, Richepause eût donnésur sa colonne, et la déroute dans le défilé deMatenpœtt n’aurait point eu lieu. Peut-être lesAutrichiens n’en eussent-ils pas moins été vain-cus; mais la bataille livrée en ordre parallèle,n’aurait donné que des résultats insignifians, lesFrançais n’en eussent recueilli aucun trophée.Toutefois si Moreau ne pouvait point comptersur des incidens aussi favorables, ses disposi-tions n’en étaient pas moins excellentes dans