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I I O HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION,tendre qu’il pût s’opposer à une tentative sé-rieuse des Français , avec 5 mille hommes dis-persés sur une étendue de huit lieues.
Les conseillers de l’archiduc Jean ne mécon-nurent point l’embarras de leur situation; l’em-placement de Kienmayer et de Kollowrathprouve qu’ils apprécièrent tout le dauger auquelils seraient exposés, si Moreau manoeuvrait parsa gauche pour franchir d’un même coup l’Inu,l’Alza etlaSalza, en touruaut Braunau et s’em-parant à revers du poste important de Burghau-sen. Ils n’encoururent selon nous qu’un reproche,celui d’avoir retiré le corps de Riesch, trop loinpour défendre efficacement le débouché de Ro-senheim de concert avec le prince de Condé.
Moreau de son côté étant arrivé sur l’inn ,n’hésifca pas à préférer un passage par la droite.
II ne put se dissimuler aucun des inconvéuiensattachés à ce parti ; un simple aperçu de la cartelui montrait qu’il aurait à franchir trois rivièrespour une; que la nature du pays et la place deSalzhourg lui opposeraient mille difficultés. Lacrainte de fatiguer ses troupes dans une mau-vaise saison pour se prolonger à gauche parune longue marche de flanc; celle plus forteencore des suites qu’entraînerait un revers dansle rentrant du Bas-lnn; enfin la probabilité queles Autrichiens l’attendaient de pied-ferme au-tour de Mühldorf et de Braunau , tandis qu’ils