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LIVRE XVII, CHAP. CVI.paraissaient avoir entièrement négligé le Ilaut-lun , le dérida à passer au-dessus de Rosen-lieim. Peut-être aussi y fut-il entraîné par ledésir de couper le corps ennemi du Tyrol, et des’ouvrir par là une communication avec l’arméed’Italie . En pesant mûrement ces diverses chan-ces, il serait donc ridicule de reprocher au gé-néral français d’avoir abandonné le point stra-tégique le plus avantageux , pour donner la pré-férence au jioint tactique qui offrait le plus defacilités pour le passage local.
La retraite des Autrichiens du champ de ba- Retraitetaille de Holienlinden , s’était opérée dans lanuit du 3 au 4 décembre, avec une grande con- Autrichiens,fusion. La division Riesch, qui de St.-Christophe,n’aurait eu qu’à gaguer Wasserbourg , s’était ral-liée au reste vers AmpHug, et avait passé l’Jnn àMühldorf , pour remonter ensuite à la hauteur deRosenheim , où elle arriva exténuée par cet inu-tile détour. A peine y était-elle établie que lesFrançais effectuèrent le passage.
L’armée de Moreau s’était mise en marche dèsle 4 au matin, pour suivre l’ennemi, le centres’avança entre Wasserbourg et Kraybourg; l’ailegauche entre Miihldorf et INeumarçk. La divisionCollaud, arrivée à Erding , poussai jusqu’à Tauf-kirchen et Schwindeck , afin de se: lier à celle deLegrand. Cette poursuite en ordre parallèle,avait l’avantage d’inquiéter l’ennemi sur toute