Il4 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
Cependant les Impériaux, avertis par le.bruitdu canon et par le rapport de leurs postes ,avaient eu le temps de renforcer le cordon del’Inn , et de rassembler 4 à 5 mille hommes. MaisRiesch au lieu d’y courir avec toute sa division,se contenta de détacher six bataillons sous Giu-lay , qui occupa les hauteurs de Stephanskirch ,et poussa une avant-garde jusqu’à Rohrdorf . Labrigade Schinner attaqua sa droile le long del’inn, tandis que celle de Roussel assaillit la gau-che par les hauteurs de Gecking. Si les Français avaient eu le temps de traîner du canon aveceux, le combat n’aurait pas été douteux; il seprolongea faute de pouvoir opposer de l’artille-rie à celle de l’ennemi : après une fusillade assezlongue , l’arrivée d’un bataillon avec deux pièceslégères décida les Autrichiens et les émigrés à laretraite; on les suivit derrière la Sinzbach d’oùils furent également culbutés. Leur perte, quis’éleva à 3oo hommes, eût été plus considéra-ble, si la brigade Puthod qui devait les tournerpar Endorf, pour leur couper la route de Sée-bruck, avait pu arriver à sa destination.
Le général Riesch se retira derrière l’Aicli. LesFrançais bivouaquèrent entre Rosenheim et Eu-dorf : ils jetèrent dans la nuit un second pont debateaux près de Rosenheim , pour faire passerRichepanse, et rouvrir la communication parlagrande route. On travailla aussitôt avec activitéà rétablir l’ancien pont de bois.