LIVRE XVII, CHAP. CVI. l3l
ment où celle-ci franchissait encore le dédié deKrems-Münster , vers lequel les éclaireurs deLecourbe et de Richepanse se précipitèrentpresqu’en même temps. On se figure aisément ledésordre qu’occasiona cette double attaque;tout fuit pour gagner la route de Steyer, aban-donnant quantité de canons, de bagages et deprisonniers.
L’archiduc Charles navré d’un tel désordre, I ' Arc,l!duccherchait en vain autour de lui ses soldats de ^armistice!* 1Wurtzbourg, de Stockach, de Zurich , et de-meura convaincu que la paix seule était capablede sauver la monarchie. 11 envoya donc M. deMeerfeld à Moreau, demander un armistice. Legénéral français était trop sage, pour perdre parune halte intempestive, le fruit de tant de fati-gues et de marches forcées. 11 consentit à ne pascommettre d’actes hostiles pendant 48 heures,pourvu qu’on lui laissât continuer sa marchesans obstacle. L’Archiduc adhéra à ses proposi-tions, et tandis qu’un courrier volait à Vienne,l’armée impériale se repliait en toute hâte surSt.-Pœlten. Moreau après avoir passé l’Enz, s’a-vança entre Waidhofen et Ips, recueillant danscette marche rapide 3 ou 4 mille traînards, 22canons, n5 caissons et 3 ou 4 mille chariotsd’équipages et de vivres, qui lui eussent échappés’il se fut arrêté.
A l’instant où l’armée du Rhin obtenait ces Opérations
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