l38 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION,de canon, 4 oo caissons et 6 mille voitures, setrouva à 20 lieues des portes de Vienne , cou-verte de lauriers , et contraignant enfin la maisond’Autriche à déposer les armes. Un tel résultatdispense de tout éloge; ce que nous pourrionsen dire, ne pourrait que l'affaiblir.
Les annales de la guerre n’offrent qu’un seulexemple d’une poursuite plus extraordinairepeut-être, mais non plus habilement conduite ( 1 ).Elle prouve que l’ordre dans les retraites dépendmoins de celui qui se retire, que de la vigueur decelui qui poursuit. Elle fit à Richepanse une ré-putation qui ne s’est pas assez répandue , parceque la mort moissonna ce guerrier trois ansaprès, à la Guadeloupe , beaucoup trop tôt pourla France et pour sa gloire.
Pressés d’arriver aux opérations simultanéesde la petite armée des Grisons sous Macdonald ,et de celle de Brune sur le Mincio , nous quit-tons Moreau au terme de ses triomphes.
Le vol rapide de son armée qui, eu dix jours ,s’était élancée du coeur de la Bavière jusqu’auxportes de la capitale de l’empire autrichien , nenous a pas même laissé le loisir de présenter ànos lecteurs quelques observations sur ces évé-