LIVRE XVII, CHAP. CVI. 1 3g
nemens glorieux. Mais chacun aura saisi commenous, l’heureux à propos avec lequel Moreaumanœuvra sur l’inn par sa droite, et la sagesseavec laquelle il changea de système en opérantau contraire par sa gauche sur la Salza. Dansl’une et l’autre circonstance, il prit l’armée au-trichienne pour ainsi dire au défaut de. la cui-rasse : s’il avait eu soin de combiner de prime-abord le passage de la Salza à LaufTen, et lamarche de deux divisions d’infanterie par lesmontagnes sur Neumarck, il eût alors atteint laperfection , et n’aurait rien pu imaginer de plusconvenable, lors meme qu’il eût assisté aux con-seils de l’ennemi, et connu ses moindres disno-sitious.
Si la campagne de ce général en 1796 ne jus-tifia pas entièrement aux yeux des gens de l’artla réputation exagérée qu’on avait voulu luifaire, il faut avouer qu’il opéra eu 1800, avecun aplomb et un ensemble, digues des plusgrands éloges.
Le général Dessoles eut sans doute quelquepart à ce perfectionnement, du moins est-cel’opinion de bien des témoins oculaires : quoiqu’il en soit, Moreau se plaça dans ces quinzejours de campagne d’hiver au rang des meilleursgénéraux de ce siècle.