I;(8 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.
de l’armistice, les avant-postes des deux partispeuvent entrer sur le territoire indivis , et y res-ter en présence, au point où ils se rencontrent,jusqu’à l’heure fixée pour les hostilités : ainsi lesplaintes du général Bachmaun n’eussent été fon-dées que dans le cas où les Français auraientréellement attaqué ses troupes.
L’armée Quoi qu’il en soit, la petite armée de Macdo-a ver s7è" C nald, couverte par les positions de Morlot, se■Splugen . dirigea dans les derniers jours de novembre versle Splugen . Ce passage que Baraguey-d’llilliersn’avait franchi qu’avec de grandes difficultés,un mois auparavant, se trouvait alors encombrépar les neiges.
Tout ce qu’on avait pu réunir de vivres, con-sistait en cinq rations de biscuit, et l’on osaità peine se flatter de rassembler quelques bes-tiaux dans ces misérables contrées, ravagéesdepuis deux ans. Les bords rians, mais peu fer-tiles du lac de Como, offraient peu de ressourcesau débouché des montagnes, et à moins d’y fairetransporter des subsistances de la Lombardie ,l’armée après le passage des Alpes risquait encorede mourir de faim : ainsi le moindre accident,un jour de retard dans la combinaison des mar-ches ou la présence de l’ennemi, pouvaient ré-duire des milliers de braves à périr de misère aumilieu de ces déserts couverts de neige.
Frédéric avait raison de placer l’intendant de