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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XVII, CHAP. CVII. 149

l’armée de pair avec ses pins habiles généraux .

L’art de faire vivre les armées est encore peuconnu, parce que peu d’administrateurs s’en sontoccupés avec succès, et que le vulgaire ne voitque les résultats sans s’inquiéter des moyens.

Loin de faire des progrès daus les guerres de larévolution, il a plutôt rétrogradé ; car si l’un despartis attacha trop de prix aux magasins, l’au-tre encourut trop souvent le reproche d’im-prévoyance. La combinaison parfaite des opéra-tions avec la marche des magasins , n’est pas iraproblème qui puisse se résoudre d’une manièreabsolue : les saisons, la nature des contrées,leur population , leurs productions, l’esprit deshabitons, enfin la force de l’armée, sont autantde données qui exigent des calculs différens.

Macdonald avait toutes ces chances contre Disposî-lui, et ne pouvait se sauver que par des prodiges ie°p a s S s a ge^d’activité. II avait formé quatre minces divisions,autant pour eu imposer à l’ennemi sur sa forcevéritable , que pour employer les générauxqu’on lui avait assignés ; il les achemina par éche-lons vers ce redoutable passage.

La cavalerie sous Laboissière, accompagnéedes sapeurs, devait ouvrir la marche, suivie del’avant-garde, commandée par Vandamme, dela division Pully , et de la réserve, conduitepar Rey. La première division sous Baraguey-d’Hilliers, reçut l’ordre de conserver ses posi-