LIVRE XVII, CHAP. CVII. l6g
droite, afin de l’attaquer alors sur la Chiese avecplus de succès. D’ailleurs les pluies abondantesdégoûtaient les deux partis de guerroyer dansles rizières du Mantouan , avant qu’il n’y eut depart ou d’autre un motif plus pressant d’agir.
Peut-être aussi que le général autrichien, igno-rant à cette époque la destination deMacdoDald,ne jugeait pas assez la chance qu’il courait enretardant ses opérations.
Eu attendant, pour donner plus de poids àla diversion de Toscane , Bellegarde porta lecorps de Sommariva sur Imola , à l’effet de me-nacer Bologne , que le général Schusteck , sortideFerrare, et qui s’était déjà emparé de Cento et de Bondeno, inquiétait de son côté. La bonnecontenance de la garde nationale bolonaise, etl’arrivée de Jablonowsky, avec un renfort dedeux bataillons, permirent à Petitot de déjouerces tentatives dont l’armée républicaine ne futnullement inquiétée.
La nouvelle de la descente des Français par La nouvellele Splugen , ne put parvenir au quartier-généralautrichien, avant le io décembre. Un tel événe- embarrassement exigeait des remèdes prompts , vigou- Bellc s aide -reux, proportionnés en un mot à l’imminencedu danger. Il semble que si Bellegarde avait alorstous ses moyens sous la main, il lui eût importéde frapper sans délais, et de prendre l’initiativepour attaquer Brune par sa gauche. Mais la po-