Band 
[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
Entstehung
Seite
174
JPEG-Download
 

174 HISTOIRE des guerres de la révolution.à cet effet, il avait construit des redoutes dansla petite plaine, vis-à-vis de Mozambano, ferméenaturellement à droite par Sallionze, et à gauchepar Yalleggio. Il lui importait d’en interdire l’ac-cès aux Français , attendu que s’ils parvenaientà s’en emparer, ils auraient toute facilité des’établir sur les hauteurs qui se lient au campretranché de Castel-Novo, point central desplus avantageux entre le Mincio etl’Adige , d’oùils n’auraient qu’un pas à faire pour intercepterla rùute du Tyrol.

Bellegarde n’avait pas autant de chances con-traires à redouter du côté de Molino; la facilitéd’assaillir la droite des Français depuis Goïloet Mantoue ; la proximité de cette place qui per-mettait d’employer en ligne 7 à 8 mille hommesde sa garnison; enfin les difficultés d’un terrainbas, peu favorable à l’artillerie et aux mouve-mens d’une armée , devaient lui faire désirerque Brune s’y engageât et attaquât sa gauche.Il lui eût été facile de refuser cette aile, enn’y laissant que la division de Mantoue , afin dese jeter en forces par Borghetto sur l’extrémitéde la ligue française (x).

De son côté, Brune ne se dissimulait pas toutce que des points d’appui et des débouchés tels

(1) C’eût été faire à Brune, en sens inverse , ce que le princeEugène , vice-roi d’Italie , fit à Bellegarde lui-méme en 1814.