LIVRE XVII, CHAP. CVII. Ij5
que Pescliiera , Borghetto et Mantoue permet-taient à son adversaire d’entreprendre contrelui; mais il appréciait trop les avantages de l’i-nitiative , pour ne pas être convaincu que lemoyen de l’en empêcher, était de porter vive-ment le théâtre de la guerre au-delà de l’Adige.
Sou intention était de faire exécuter unefausse attaque vers Pozzolo par le corps de Du-pont, tandis que lui-même, sous la protectionde 4o bouches à feu, dirigées par Marmont,passerait avec le gros de l’armée à Mozambano,où il porta l’avaut-garde , la gauche , le centreet toutes les réserves.
Ce projet, quoique hardi, ne manquait pointd’habileté : un effort par la gauche était con-forme aux instructions du premier Consul, etau projet de se lier avec Macdonald, en isolantBellegarde de sa droite; un incident faillit endéranger l’exécution.
Quoiqu’on se fût flatté d’avoir apporté toutela précision possible dans l’expédition des or-dres, on avait mal calculé les distances à par-courir, ou les obstacles que les chemins dégra-dés et la saison, apporteraient auxmouvemensdes troupes. La marche de l’artillerie et des pon-tons surtout, entrava l’arrivée des colonnes, eten mit plusieurs dans l’impossibilité d’être réu-nies à l’heure indiquée.
Ce contre-temps détermina Brune à remettre
Disposi-tions deBrune pourle passer.
Contre-tempssurvenusà la gauche.