LIVRE XVU, CHA.P. CVH. l85
ges, laissa apercevoir deux masses de grenadiers,qui marchaient avec intrépidité contre la digue,et n’en étaient plus éloignées de vingt-cinq pas :les Français , convaincus que dans cette situa-tion il fallait vaincre ou être culbutés dans larivière, exécutèrent avec calme des feux sibien nourris, qu’ils contraignirent ces colonnesd’élite à se retirer en désordre : l’obscurité étaittrop grande pour qu’il fut prudent de les pour-suivre.
Les Autrichiens, repoussés sur la gauche,tournèrent pour la cinquième fois leurs effortscontre le village de Pozzolo, et les appuyèrentpar une canonnade des plus vives; mais Colli etMonnier surent rendre ces entreprises infruc-tueuses : le feu cessa enfin vers neuf heures dusoir ( i ).
Cette journée qui fit beaucoup d’honneur auxtroupes républicaines, atteste que les Impériauxy déployèrent de la vigueur et de la persévé-rance : elle coûta cher aux deux partis, maiselle influa sur le moral des troupes allemandespour tout le reste de la campagne. Leur perte futévaluée à environ 5 mille tués, blessés ou pri-sonniers.
Quelques militaires partisans des entreprises
Résultatsde cettejournée.
Observa-
tions.
(i) Bcllegarde dit que le village resta aux Autrichiens, le rap-port d’Oudinot affirme le contraire.