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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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l86 HISTOIRE DES GUERRES DE LA REVOLUTION.

hardies, ont pensé que le comte de Bellegarde eût fort embarrassé le général Brune, si au lieude diriger 20 mille hommes contre Dupont, etde laisser le reste dans l’inaction, il eût masséses 4 o mille combattans à Yaleggio, et débouchévigoureusement de Borghetto sur Olsino d’uncôté et sur Réale de l’autre. [Pl. XXII.') On nesaurait nier que l’armée française, ainsi coupéeen deux, eût été compromise : Delmas et Mon-cey, pressés entre Peschiera et des forces consi-dérables, se fussent repliés; et Dupont aventuréà Pozzolo , n’aurait rieu eu de mieux à faire qu’àse retirer eu toute hâte. A la vérité, il eût étépossible que celui-ci marchant au contraire surle pont des Autrichiens à Borghetto, plaçât Belle-garde dans le même embarras où il aurait voulumettre les Français . Toutefois cela était peuprobable; une telle résolution eût exigé uneconnaissance parfaite de la situation des deuxarmées, et ce n’est pas au milieu du tumulte d’uncombat qu’on obtient à la minute même de telsrenseignemeus. L’entreprise de Bellegarde eûtété en pleine exécution avant que Dupont n’enfut instruit; dès-lors si Monzambano avait étéemporté par des forces supérieures, et Del mas enretraite , l’armée impériale aurait pu accabler cedernier en toute sécurité pour se rabattre en-suite sur Voila : la perle même du pont de Bor-gheüo ne l’en eût pas empêchée,puisqu’elle avait