LIVRE XVII, CHAP. CVII. I Bg
généraux Cassagne et Bisson. La brigade La-pisse, et les dragons du général Beaumont, seportèrent à gauche pour contenir les troupes deRousseau réunies sous leurs retraucliemens. Legros canon dont ils étaient garnis , incommodantces deux brigades, on fit avancer quatre piècesd’artillerie légère à portée de mitraille de la pre-mière redoute ; cette manoeuvre hardie attiraleur feu, et procura un peu de repos aux co-lonnes républicaines; mais le g e de dragons quis’était placé pour soutenir cette batterie à lalisière d’un petit bois, fut tellement harcelé parles tirailleurs autrichiens, que le colonel Sébas-liani fit mettre pied à terre à un escadron , et luiordonna de pénétrer dans le taillis au momentoù lui-même chargeait en plaine avec deux au-tres, et forçait l’ennemi à regagner ses retran-chemens.
La brigade Lapisse enleva de son côté plu-sieurs positions que les troupes de Rousseau dé-fendirent avec bravoure : la cavalerie impérialetenta de l’entamer, elle fut accueillie de manièreà n’y pas revenir.
Jusque-là un brouillard épais avait dérobé aucomte de Bellegarde la connaissance de ce qui 3se passait. L’attaque de la veille lui faisait crain-dre une nouvelle entreprise du côté de Pozzolo :il était peu probable, en effet, que l’armée fran-çaise, maîtresse de deux ponts sur le Mincio, et
Bellegardef envoie sesgrenadierset le corpsde Hohen*zollern.