200 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
ainsi que ses équipages, furent forcés de des-cendre par Iséo , jusqu’à Brescia , pour remonterensuite tout le cours de la Chiese. Sa gauche,sous le général Baraguey-dTIilliers, avait priscomme on se le rappelle, la direction divergentede INauders, à 3o lieues delà, d’où elle devaitfondre par les sources de l’Adige sur Meran .
Embarras Wukassowich, ainsi pressé sur son front etde Wukas- ^
sowich. ses flancs par 25 mille hommes, avait peine à
tenir tête à un ennemi aussi actif qu’entrepre-nant. Le moyen de réussir dans la défensive,est de tomber tour à tour sur les colonnes quidonnent prise; mais dans ces .pays de hautesmontagnes, les mouvemenslatéraux indispensa-bles pour cette manoeuvre, sont ou dangereux ,ou impossibles. Le général autrichien, accouruà son centre menacé vers le Tonal, apprit enmême temps que son avant-garde sous Dédovichétait forcée dans la vallée de la Chiese, queLaudon était appelé à San-Marco au secours deRousseau, et que sou extrême droite un peu dé-garnie, cédait aux attaques de Baraguey-d’Hil-liers et de Morlot vers Meran .
Ces événemens combinés avec la nouvelle dela bataille duMincio, et du passage de l’Adige ,ne laissèrent à Wukassowich aucun doute sur lanécessité de renoncer à la défense d’une valiéeoù il allait être enfermé de deux côtés. Sa posi-tion devenait en effet des plus embarrassantes :