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LIVRE XVII, CHAP. CVII.s’il remontait vers Botzeu pour tomber sur Ba-l'aguey-d’Hilliers, il laissait accabler Laudon, ets’exposait à perdre sa communication directepar les gorges de la Breuta : descendait-il aucontraire vers Roveredo , pour secourir Laudon ?il abandonnait alors les avenues de Trente àMacdonald, et c’était tout ce qui pouvait lui ar-river de pire, puisqu’il perdait ainsi sa doublecommunication avec l’armée et avec 1 Autriche .
Il n’était pas moins dangereux de rester diviséet de faire face en même temps à Moncey et àMacdonald, car c’eût été un moyen d’être en-gagé partout contre des forces supérieures, etpourtant ce parti était le seul qui lui restât. Ilretira donc en toute hâte sa droite de la vallée dela Noss sur Trente, prescrivit aux troupes qui dé-fendaient la Sarca de couvrir les avenues de celteville, en même temps que Laudon concentraitses détacbemens à Calliano , pour défendre laPiétra jusqu’à la dernière extrémité.
Les ordres du comte de Bellegarde le dispen- Ordre desèrent d’attendre des attaques sérieuses sur ce Ueîicgardè 1 .point; il ne s’agissait plus désormais que de réu-nir la droite de l’armée impériale au corps debataille, en la faisant déboucher des gorges dela Brenta. Etait-il toutefois indispensable debien prendre ses mesures pour faire arriver àpoint nommé les dilférens détachemeus à l’en"liée de ce défilé du côté de l’Adige, de crainte