LIVRE XVII, CHAP. CVII. 20g
déposé les armes au moment où il n’avait plusqu’un coup à frapper pour obtenir Mantoue .
Quoi qu’il en soit, Macdonald déjà contrariéde la négociation qui avait fait échapper le corpsde Laudon, ne dissimula pas son mécontente-ment d’une trêve qui lui faisait tomber les armesdes mains, avant d’avoir remporté le moindretrophée de sa pénible et audacieuse marche. Al’instant où il en reçut la nouvelle, il venait dediriger la division Pully sur Botzen , pour atta-quer cette ville de concert avec Baraguay-d’Hil-liers, qui avait poussé successivement la divi-sion Auffemberg de Laas et de Meran . Le motifde Macdonald, pour ne pas arrêter sa marche,était plausible : il voulait s’emparer de Brixen et du grand embranchement des vallées de l’Ey-sach et de Prunecken, qui le rendrait maîtredes deux routes d’Iuspruck sur Botzen, et de laDrave sur Clagenfurth. Mais apprenant d'unautre côté, par un officier d’état-major du géné-ral Moreau, que la ligne de démarcation tracéeà Steyer, interdisait l’occupation de cette partiedu Tyrol, Macdonald consentit à rester paisibleà Trente, à condition que les Impériaux livre-raient passage aux troupes de Baraguey-d’Hil-liers pour venir le rejoindre.
Le premier Consul fut d’autant plus fâché del’armistice de Trévise , que cinq jours avant saconclusion, il avait recommandé à Brune de ne17. 14
Macdonaldcontinuel'attaquede Botzen.