208 histoire des guerres de la révolution.lant. Il se rappelait les pâques véronaises, et sil’insunection avait menacé l’armée de Bonaparte en 1797, alors qu’il était maître de toutes lesplaces, elle lui parut bien plus à craindre au-jourd’hui , que tous les postes sur ses derrièresétaient encore dans les mains des Impériaux.L’arrivée 11 faut avouer néanmoins que l’arrivée dej U '? r P s Murat en Lombardie , à la tête des divisionset les ordres Tharreau et Mathieu, fortes ensemble de S, 5 ooaura^en" 4 da hommes, rendait pour l’instant ces craintes exa-l’empêcber. gérées; mais la manière dont on avait informéBrune de sa marche, était si vague, qu’il n’ap-prit sa descente en Italie qu’au moment où ilvenait de conclure l’armistice, et encore voyait-il bien qu’il ne pouvait pas disposer de ces deuxdivisions.
Brune se contenta de la remise de Peschiera ,des forts de Vérone, de Legnago , d’Ancône etde Ferrare , dont l’occupation lui permettraitde reprendre les hostilités avec toutes ses forces,et une base d’opérations mieux assise. A la vé-rité les châteaux de Vérone se rendaient à l’ins-tant même du traité ; et Peschiera , pressé parCliasseloup, ne devait pas tarder à en faire au-tant, en sorte que l’armée française n’acquitpar cette convention que des postes secondai-res qui la gênaient peu. Ces différentes considé-rations , et plus encore l’arrivée de Murat, mo-tivèrent le blâme que Brune encourut pour avoir