212 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION,ne se fiant pas plus au courage de ses bataillonsqu’à l’habileté de ses diplomates, résolut d’allerelle-même à Pétersbourg, implorer l’appui dePaul 1 er , à la puissante coopération duquel elleétait en partie redevable de la première réinté-gration du roi son époux. C’était prendre ceprince par sou faible, car l’idée de soutenir uutrône chancelant, flattait à la fois son esprit etson coeur. Il chargea son grand-veneur Lewas-cliolf, de porterai! premier Consul de pressantesrecommandations pour la cour des Deux-Siciies,el au moment où Paul se plaçait chevaleresque-ment à la tête de la ligue du Nord contre l’An-gleterre, ce n’était pas le cas de lui refuser cequ’il désirait.
Ses troupes Pendant que le sénateur russe , comblé d’é-
eal’oscùne. S art ^ s à Paris , quittait cette capitale pour s’a-cheminer vers l’Italie , la petite armée napoli-taine avait tenté la fortune des armes, en s’avan-çant sur Sienne , dans l’espoir de soulever et re-prendre la Toscane , de concert avec le corpsdeSommariva. Cette expédition, concertée dansl’idée qu’on n’aurait affaire qu’au faible détache-ment de Miollis, semblait devoir obtenir unsuccès immanquable.
La Toscane obérée, ruinée par les réquisi-tions de toute espèce, alors même que la clôturede ses ports desséchait une des principalessources de sa prospérité, n’attendait qu’un si-