Band 
[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
Entstehung
Seite
214
JPEG-Download
 

3 14 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

d’Urbin et d’Arezzo, tous les insurgés qu’il pour-rait : ainsi les Alliés se flattaient de réunir 12 ài 3 mille hommes, pour reconquérir le grand-duché.

L’éloignement de Brune , alors occupé sur laBrenta, et la nécessité de concentrer tous lesmoyens disponibles pour observer Mautoue,Ferrare et Ancône, laissaient peu d’espoir augénéral Miollis de conjurer cet orage, surtoutsi les Anglais tentaient le moindre débarque-ment, pour donner plus de consistance à cespetits corps de différentes nations.

Il se décide Lorsqu’on se trouve dans une position cri-^urles 61 tique, le moyen d’en sortir est de ne pas seNapolitains. ] a ; sser abattre, et d’enchaîner au contraire lafortune par des résolutions hardies ; si l’on estvaincu, on succombe du moins avec honneur.Tel fut sans doute le raisonnement de Miollis,car il n’eut pas plutôt vent de l’approche desNapolitains, qu’il résolut de leur épargner lamoitié du chemin, et de voler à leùr rencontre.

On ne pourrait le blâmer que dans le cas où,prévenu de la marche de Murat, il eût voulupar un sentiment d’orgueil se priver de sa coo-pération; mais dans l’état d’isolement où il secroyait réduit, il fit bien d’abandonner Livourne et de se tourner contre le comte de Damas,dont il espérait avoir bon marché, pour ensuite