LIVRE XVII, CHAP. CVII. 221
dignité, et le peuple avec l’enthousiasme qu’ins-pirait à ces têtes mobiles, l’espoir d’un rappro-chement. La paix de Lunéville , dont il y reçutla nouvelle, mit un terme à sa mission et à laseconde coalition contre la France .
Nous nous sommes abstenus de toute critiquesur les opérations que nous venons de rappor-ter, les résultats en furent trop glorieux pourne pas glisser sur quelques fautes. La marchepénible et dangereuse de Macdonald, a trouvéplus d’un censeur : outre ce que nous avons ditau chapitre précédent, de la convenance deporter cette petite ai’mée vers Moreau dans lavallée du Danube , on a cru aussi que dans laseconde partie de sa marche, on eût mieux at-teint le but en réunissant tout simplement lecorps des Grisons à la gauche de Brune, eten frappant de concert des coups plus vigou-reux sur le gros de l’armée de Bellegarde. LeTyrol eût été aussi bien contenu et même soumisen y remontant après le passage de l’Adige àVérone , comme Joubert l’avait fait en 1797.On prit le taureau par les cornes, et il fallut laconstance et le courage de Macdonald pour sur-monter tant d’obstacles qu’il était si facile d’é-viter.
Si le plan de cette marche n’était pas de lui,on a trouvé qu’il avait fourni matière à plus d’unreproche dans la manière dont il l’avait exécuté.
Observa-tions sur cesévcnemens.