332 HISTOIRE DES CUERKF.S DE LA RÉVOLUTION.
Pour la première fois, depuis les Stuarts , l’An-gleterre voyait sa politique extérieure com-plètement dejouée. Si Guillaume et la reine Annen’avaient pu disposer à leur gré de l’héritage deChar-les d’Espagne, du moins eu avaient-ils sauvél’indépendance. Dès-lors Georges II avait sou-tenu la monarchie de Frédérie-le-Grand, et hu-milié Louis XV en Hanovre comme sur les mers :Pilt lui-même avait concouru à arrêter sur leBosphore l’élan des aigles de Catherine II ; maisil s’eu fallait de beaucoup que ce ministre, avectout son génie, eût réussi dans ses entreprisescontre la grande nation qu’il avait voulu humi-lier. Tous ses rapports de politique extérieure,venaient d’être brisés parle contre-coup des vic-toires des armées françaises. La Porte et le Por-tugal seuls, restaient momentanément dans lesliens de l’Angleterre, encore l’action de la Portese bornait-elle à la reprise de l’Egypte, et le Por-tugal allait être bientôt forcé à renoncer auxchaînes dont il s’était fait une habitude, et peut-être même à passer dans les rangs ennemis.France. La France , naguère sur le point d’être envahie,présentait un spectacle bien différent; son terri-toire se trouvait agrandi par d’importantes réu-nions, et sa puissance fédérative accrue par desalliances qui lui rattachaient en quelque sortetoutes les puissances du continent. En parfaiteintelligence avec Paul I er ; étroitement unie à la
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