LIVRE XVIII, C1IAP. CV1II. ?.i:ï
la ville de Mittau , où il ne pouvait plus résideraprès les liaisons qui venaient de s’établir entrePaul I er et la France . Ce prince se relira d’abordà Koenigsberg, puis à Varsovie .
La Russie dégagée des entraves que la Pologuemettait dans ses relations avec 1 Occident , pa-raissait déjà sur ce théâtre. Limitrophe de laPrusse et de l’Autriche , depuis le partage de1794 ? elle ne devait désormais rester étrangèreà aucune des querelles du continent; et les ar-mées moscovites, dont à peine les ministres deLouis XIV , soupçonnaient l’existence , allaientincessamment imprimer un nouveau caractèreà la politique européenne.
Les fautes même de Paul I er eu avaient accé-léré l’essor. Ce prince, jaloux de la gloire dontCatherine avait entouré son trône, saisissaitavidement toutes les occasions qui lui parais-saient propres à l’étendre. Ce motif l’avait pré-cipité , trop légèrement peut-être, dans uneguerre que le directoire avait d’ailleurs provo-quée. Mais trompé dans ses espérances, l'Empe-reur se jeta avec la même violence dans un ex-trême conti'aii’e ; il faut néanmoins le dire, àsa justification, les vexations maritimes des An-glais , ne semblaient pas moins intolérables quela manie de propagande de Rewbei et de Merlin,Ou a vu au chapitre io 5 , 1 origine de la que-,vejle des neutres, et du mécontentement dç.