254 HISTOIRE DES GUERRES DE DA REVOLUTION.
du canal, sous la protection d’une ligne de galio-tes à bombes et de canonnières cjui ripostaientau feu des 100 pièces, du château de Cronen-bourg; mais aussitôt qu’il fût assuré de l’immo-bilité des Suédois, il serra la côle à gauche, demanière à éviter les batteries danoises , et vintjeter l’ancre entre l’île d’Amack et la rade deCopenhague , sans avoir éprouvé la moindreavarie dans ce trajet.
Quoique la conduite des Suédois eût beaucoupfacilité ce passage, il est certain que, dans la sup-position contraire, Parker ne l’aurait pas moinsforcé en s’exposant à quelques pertes; car ladistance la plus rapprochée étant d’une lieue,la flotte anglaise avec uu bon vent eût aisémentpassé à 1,200 toises des batteries.
La flotte Après avoir passé le Sund , il s’agit encore,
rntredans avant d’entrer dans la Baltique , de franchir le
la passe de détroit formé parl’île de Sallholm. Cette masseCopenhague , \ . .
de rochers jetee au milieu du golfe de Copen-hague, est séparée de la Suède par une passeassez large. Celle au couchant du côté du Dane-' marck, est moins considérable, et se trouve
encore coupée en deux par le grand banc duMiltelgrouud ; l’un de ces bras est nommé laGrande-Passe, et l’autre le Kiugsdiep ou Passe-Royale, qui couduità Copenhague par un chenal :c’est dans celte dernière que les Danois avaientconcentré leurs moyens de défense. Rien ne se