LIVRE XVIII, CHAP. CVIII. 255
serait donc opposé à ce que Parker pénétrât parla Grande-Passe de Saltholm dans la Baltique ;mais il y eût croisé sans abri sûr et sans but ,puisque les glaces ne lui permettaient pas encorede former d’entreprise contre les ports russes;tandis qu’en frappant un coup vigoureux contreles Danois, il portait une atteinte mortelle à lafédération du Nord. L’attaque de Copenhague fut donc résolue.
Cette ville a une enceinte de a5 bastions, etune bonne citadelle de forme pentagonale, avecdes ouvrages extérieurs, qui dominent le port.Du côté opposé se trouve au sud l'île d’Amack,qui contribue à la sûreté du mouillage; maisquoique séparée par un bas-fond de l’enceintede Copenhague , on peut s’en servir pour bom-barder la place. Au milieu de la baie entre l’îled’Amack et la citadelle, mais plus à l’est, seti’ouve le banc de Mittelground , qui forme lesdeux Passes indiquées plus haut.
La flotte anglaise n’ayant que mille hommesde débarquement, ne donnait d’inquiétude quedu côté de la mer. La ville s’élevant en plan lé-gèrement incliné, se découvre en entier de larade, et ne saurait être à l’abri d’un bombarde-ment par mer qu’au moyen d’une ligne d’embos-sage. L’île d’Amack était munie de fortes batte-ries, dix vaisseaux de ligne en bon état se trou-vaient à cette époque dans le port : on së déter-
Descrip-tion decette ville.