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[Tome quatorzième. Campagnes de 1800 et de 1801. - Tome quinzième. Campagnes de 1802 - 1802.]
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LIVRE XVIII, CHAP. CVIII. 261

cessa, les Danois lirent transporter leurs blessésà terre avec deux autres, et Nelson dont le pro-pre vaisseau venait de toucher sur le banc, au lieud'un désastre inévitable, compta encore cettejournée au nombre de ses plus glorieuses.

Les Anglais profitèrent de la trêve pour rele-ver des bâtimens qui eussent été perdus , si le feudes Danois avait duré jusqu’à la nuit. Nelson des-cendit à terre le lendemain, traversa Copeuhagueau milieu d’un peuple profondément ulcéré. Aprèsdeux ou trois conférences avec le Prince, ils sti-pulèrent un armistice de trois mois et demi. 11 futconvenu en outre que l’escadre anglaise n’appro-cherait pas à une lieue de Copenhague ni des cô-tes jusqu’au Suud ; que l’armistice ne s’étendraitpas à l’expédition qui devait avoir lieu contreGluckstadt ; les choses restaient d’ailleurs dans lestatu quo, et les Danois conservaient leurs gar-nisons à Hambourg et Lubeck. Les Anglais firentbrûler les bâtimens qu’ils ne purent emmener,et furent jeter l’ancre clans la baie de Kiogge.

' Le jour même où Nelson forçait le passage du I- a PjusscS uud ( 3o mars), le comte de Schullembourg, eu- i e Hanovre voyé de Prusse ^ remettait à la régence de Hanovre une déclaration qui lui rappelait tous ses griefscontre l’Angleterre, et lui signifiait que l’embargomis sur tous les navires, et l’apparition d’une es-cadre anglaise dans le Cattégat , le forçait à desreprésailles. 11 requérait : i° le licenciement