260 HISTOIRE DES GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
mit, et le reste des braves qui le montaient seprécipita dans les flots , pour échapper à unemort inévitable : peu après, l’incendie gagna lespoudres , et le Dannbrog sauta en l’air avec unhorrible fracas. Les autres bâtimens dérivés, ex-posés aux bombes de leurs propres batteries etau canon anglais , présentaient un spectacle ef-frayant. Ils avaient baissé pavillon, mais leursennemis, exposés eux-mêmes au feu des batterieset à celui de la gauche de la ligne, se trouvaientNelson hors' d’état de les amarrer. Nelson alliant la fi-
f'nvnie un ,
jiniiemer.- ness.e a un courage extraordinaire, saisit ce pre-,aire ' texte pour envoyer un parlementaire au Princeroyal : 11 lui disait que les Danois et les Anglais devaient être amis, qu’il avait l’ordre de ména-ger le Danemarek, que la moitié de la ligned’embossage ayant baissé pavillon, si l’on con-tinuaitle feu, ne pouvant amener les bâtimens,il les ferait sauter tout en déplorant la perte deleurs braves équipages. , (
Un Le Prince royal ne pénétrant pas le motif de
■est conclu ce raessa S e (0> envoya son aide-de-campLindholm à l’amiral anglais ; l’on entra en pour-parlers, et bientôt une trêve fut conclue; le feu
(1) Ou a dit que le prince de Danemarek avait reçu durant l’af-faire la nouvelle de la mort de Paul 1 er ; cela n’est pas impossible,puisque l’événement eut lieu le 24 mars j et si le fait est vrai , celaexplique la suspeusion d’armes.