LIVRE XVIII, CHAP. CVIII. 27I
commerce et aux propriétaires fonciers des dé-bouchés , dont la fermeture occasionait tantd’alarmes.
D’un autre côté, il montra beaucoup de me-sure dans ses négociations avec l’Angleterre.Outre les démarches faites directement près ducabinet de Londres, le ministre de Russie à Co-penhague , remit à l’amiral Parker une déclara-tion portant : « Que Sa Majesté adhérait à la pro-» position faite par la Grande-Bretagne à son» prédécesseur, de terminer a l’amiable les diffé-» rens qui avaient allumé la guerre dans le nord» de l’Europe . L’Empereur était prêt à signer à» cet effet une nouvelle convention : mais fidèle» néanmoins aux engagemens contractés avec»«les cours de Stockholm, de Berlin et de Co-» penhague, il était fermement décidé à agir de)> concert avec ses alliés, en tout ce qui serait» relatif aux intérêts des puissances neutres.» Sa Majesté ne devait pas s’attendre < que la» Grande-Bretagne commençât les hostilités pré-» cisément au moment même où l’ambassadeur» de cette puissance à la cour de Berlin ■, avait» reçu de nouvelles instructions pour conférer» avec le ministre russe qui résidait en cette capi-» taie. L’Empereur déclarant que ses mesures» n’avaient été que les effets de son désir de» maintenir la paix, de prévenir une funeste» rupture, reconnaissait que les hostilités entre-